Ubisoft Montréal modernise Splinter Cell avec un Sam Fisher plus revanchard et un système de marque et exécution efficace. La mise en scène par projection murale rythme la narration, le mode Deniable Ops prolonge l'aventure en coop, et la 360 reçoit là l'un des Splinter Cell les plus accrocheurs de toute la franchise.
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Catégorie
Action-aventure1 joueur18+
Description
Jeu de tir à la troisième personne développé par Ubisoft Montréal et édité par Ubisoft en avril 2010. Sam Fisher, convaincu que son ancienne agence a assassiné sa fille, traque les responsables en dehors des protocoles officiels. Nouvelles mécaniques de Mark & Execute pour éliminer plusieurs ennemis simultanément depuis une couverture, narration émotionnelle et coopératif deux joueurs. Splinter Cell au scénario le plus personnel de la franchise.
Test de Tom Clancy's Splinter Cell - Conviction
4/5
Dir. artistique
★★★★★
"Marquante"
4/5
Musique
★★★★★
"Excellente"
4/5
Scénario
★★★★★
"Captivant"
Ubisoft projette l'intrigue sur les murs : objectifs en lettres blanches géantes plaquées sur les façades, souvenirs de Sam diffusés en noir et blanc sur le décor lui-même, comme si sa mémoire hantait les lieux. Quand il se fond dans l'obscurité, l'image entière vire au monochrome, la couleur ne subsistant que sur les menaces. Le langage graphique remplace ici tout affichage traditionnel.
La partition suit la colère plutôt que la mission : basses qui grondent en continu comme un moteur au ralenti, guitares traitées, nappes métalliques qui se resserrent quand Sam approche de ses proies. On est plus près du polar de vengeance que du thriller d'espionnage, et les brusques retombées de silence après un assaut disent mieux que tout l'état d'un homme qui n'a plus de règles.
Sam Fisher n'obéit plus : persuadé que la mort de sa fille cache un mensonge, il remonte la piste hors de toute agence, interroge à mains nues dans des toilettes et des parkings, et découvre que la trahison loge chez ceux qui l'employaient. Le récit assume le glissement du soldat discipliné au père en croisade, et la série y gagne une brutalité intime qu'elle n'avait jamais eue.
Tom Clancy's Splinter Cell Conviction, opus qui durcit le ton de la saga d'Ubisoft en orientant l'infiltration vers une action plus offensive et un Sam Fisher en cavale. Resté courant, son intérêt collection est modeste; le pressage japonais demeure plus difficile à trouver. Une pièce appréciée pour collection d'infiltration de la console, dont la désirabilité tient à ce virage marquant plus qu'à une rareté généralisée.
Faut-il encore jouer à Tom Clancy's Splinter Cell - Conviction en 2026 ?
Sorti en 2010 sur Xbox 360, Splinter Cell Conviction d'Ubisoft réinvente la série d'infiltration avec un Sam Fisher plus offensif et un rythme nettement plus nerveux. Le système de Marquage et Exécution, qui permet d'éliminer plusieurs cibles d'un enchaînement après une mise à mort au corps à corps, dynamise l'action. L'affichage des objectifs projeté sur le décor renforce une mise en scène cinématographique. Le virage vers l'action a divisé les puristes de la furtivité pure. Mais le mode coopératif et le rythme séduisent. Pour les amateurs d'infiltration nerveuse et de tir tactique, ce titre conserve un fort attrait aujourd'hui.