Starbreeze livre un FPS noir incarné où Jackie Estacado bascule chez les morts à coups d'absurdes flashbacks intimes. L'écriture mafieuse touche juste, la voix de Mike Patton glace, et l'amour perdu donne une mélancolie rare.
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Catégorie
FPS1 joueur18+
Description
Jeu de tir à la première personne développé par Starbreeze Studios et édité par 2K Games en juin 2007. Jackie Estacado, un jeune mafieux, découvre qu'il est le porteur d'une ancienne force démoniaque les nuits de son anniversaire. Pouvoirs des Ténèbres permettant de manipuler l'obscurité, tentacules et anguilles démoniaque, narration cinématique semi-interactive et romance avec sa petite amie Jenny. Adaptation du comic book culte de Top Cow Productions.
Test de Darkness, The
4/5
Dir. artistique
★★★★★
"Marquante"
4/5
Musique
★★★★★
"Excellente"
MAX
Scénario
★★★★★
"Magistral"
Starbreeze fait de l'obscurité une matière plutôt qu'une absence : les tentacules jaillissent d'un noir plus dense que le décor, les ampoules qui explosent découpent des zones sûres et des zones aveugles, et le jeu se lit en permanence comme une carte d'ombres. Le métro new-yorkais, les trottoirs mouillés et les appartements sales fournissent le contrepoint réaliste à cette abstraction dévorante.
La voix des Ténèbres est celle de Mike Patton, chuchotée au creux de l'oreille, gutturale, plus proche du souffle que du dialogue, et elle occupe le centre du mixage quand tout le reste s'éloigne. Autour, la partition se réduit souvent à des drones et au bruit du métro, laissant les moments de calme chez Jenny se dérouler devant une télévision allumée, seule vraie musique du jeu.
Le soir de ses vingt et un ans, un tueur de la mafia voit s'éveiller en lui un pouvoir démoniaque dévorant. Adapté du comic, le récit mêle vengeance, horreur et une romance d'une tendresse inattendue, jusqu'à une scène devenue culte. Sa noirceur sincère élève de loin ce FPS au-dessus du simple défouloir.
Édition européenne (PAL) du tir à la première personne de Starbreeze tiré de la bande dessinée, où un mafieux possédé déchaîne des tentacules d'ombre dans un New York nocturne porté par une narration soignée. Diffusé en Europe, sa désirabilité tient à cette adaptation atmosphérique réussie et à un culte d'estime plus qu'à une rareté. Une pièce appréciée des amateurs de tir narratif et de comics sombres.
Une morale discutable
Tueur de la mafia possédé par une entité démoniaque, on dévore le cœur de ses victimes pour nourrir ses pouvoirs et progresser dans l'ombre. Le récit parle de vengeance et d'amour perdu, mais la mécanique récompense surtout l'appétit pour les exécutions les plus glauques. Romance tragique d'un côté, festin macabre de l'autre : le contraste a quelque chose d'irrésistible.
Faut-il encore jouer à Darkness, The en 2026 ?
Sorti en 2007 sur Xbox 360, The Darkness de Starbreeze adapte le comic en un FPS à l'atmosphère noire et adulte, porté par un pouvoir démoniaque qui transforme l'ombre en arme. Jackie Estacado, mafieux possédé par une entité ancestrale, déploie des tentacles dévoreurs et invoque des sbires dans des combats originaux. La direction artistique sombre et l'écriture mélancolique, ponctuée de moments d'une étonnante intimité, marquent durablement. La structure de jeu accuse son âge par endroits. Mais l'ambiance reste unique. Pour les amateurs de FPS narratif singulier et de récits noirs, ce titre méconnu garde une vraie force.