IO Interactive change le ton avec un Absolution narratif et linéaire, qui s'éloigne du bac à sable habituel. Le contrat de la nonne reste choquant, le mode contrats prolonge la durée de vie, mais les fans purs et durs regrettent la liberté légendaire de Blood Money.
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Catégorie
Action-aventure1 joueur18+
Description
Jeu d'action furtive développé par IO Interactive et édité par Square Enix en novembre 2012. L'Agent 47 traque ses cibles dans des niveaux semi-ouverts alors que l'Agence est compromise par l'entité The Saints. Déguisements pour infiltrer, élimination discrète ou agressive et notation Silent Assassin. Cinquième opus Hitman.
Test de Hitman - Absolution
4/5
Dir. artistique
★★★★★
"Marquante"
4/5
Musique
★★★★★
"Excellente"
4/5
Scénario
★★★★★
"Captivant"
Un mode de vision teinte tout l'écran de sépia et fait apparaître en orange ce que l'oeil ne peut pas voir : trajets des gardes tracés au sol, cibles surlignées à travers les cloisons, objets utilisables détourés. Cette couche graphique posée par-dessus des décors très concrets, motel du Sud, blanchisserie de Chinatown, bibliothèque, structure entièrement la lecture des lieux.
Le studio se sépare du compositeur qui avait défini le son de la série et fait écrire une partition minimale, textures électroniques basses, pulsations rares, presque aucune mélodie. La rupture a fait débat parmi les habitués, mais elle sert un épisode où 47 ne travaille plus sur commande : sans chœurs ni thème d'agence, il n'y a plus d'orchestre pour légitimer les gestes.
L'assassin devient protecteur : chargé d'éliminer une adolescente issue du même programme génétique que lui, 47 la sauve au lieu de l'exécuter et se met sur le dos l'agence qui l'employait. Le récit le prive alors de tout, contrat, appui logistique et costume, et l'oblige à improviser dans une Amérique de province qui ne ressemble en rien aux capitales de la série.
Opus de Hitman au virage plus scénarisé et accessible, accueil partagé chez les puristes de l'infiltration mais production très soignée. Tiré largement, il reste banal et peu coté, sans rareté. Son intérêt de collection est modeste, opus clivant d'une franchise majeure, recherché surtout par les complétistes de la série plus que pour une valeur de fond ou une demande spéculative.
Une morale discutable
Le métier d'assassin sur contrat se voit ici présenté comme un art de la discrétion : déguisements, poisons et cordes à piano, tout pour éliminer la cible sans laisser de trace. On admire l'élégance de l'exécution, et le jeu nous récompense même pour la propreté du travail, ce qui revient à noter joliment des meurtres commandités sans jamais y voir malice.
Faut-il encore jouer à Hitman - Absolution en 2026 ?
Sorti en 2012 sur Xbox 360, Hitman Absolution d'IO Interactive est l'épisode le plus cinématographique et accessible de la série, porté par des foules impressionnantes et un système de déguisement fluide. La mise en scène soignée et le récit personnel autour de l'Agent 47 tranchent avec la froideur habituelle. La structure plus linéaire et le déguisement parfois capricieux ont déçu les puristes du bac à sable. Mais le mode Contracts ravive l'esprit d'assassinat créatif et libre. Pour les amateurs d'infiltration, les curieux de la série et ceux qui cherchent une porte d'entrée spectaculaire, ce titre conserve un vrai intérêt aujourd'hui.