aussi connu sous le nom Bully - Scholarship Edition
Xbox 360
🇯🇵
Test en 2008
84
✪ Testé le 7 février 2025
78
Rockstar revisite l'école buissonnière à Bullworth avec un humour pince-sans-rire et un mélange de quêtes à la GTA. Jimmy Hopkins reste un personnage savoureux et l'ambiance lycéenne, entre intrigues et cours loufoques, vieillit étonnamment bien.
Votre verdict
Catégorie
Action-aventure1 joueur16+
Description
Jeu d'action en monde ouvert développé par Rockstar Vancouver et édité par Rockstar Games au Japon en juillet 2008. Jimmy Hopkins, un adolescent rebelle, entre dans l'internat privé Bullworth Academy et doit naviguer entre les cliques d'élèves rivaux - nerds, sportifs, preppies et brutes - pour s'imposer. Combat corps-à-corps, missions sociales, saisons scolaires et monde ouvert de la ville de Bullworth. Version japonaise du jeu Bully original.
Test de Bully
4/5
Dir. artistique
★★★★★
"Marquante"
4/5
Musique
★★★★★
"Excellente"
4/5
Scénario
★★★★★
"Captivant"
Bullworth est dessinée comme une maquette d'école américaine : brique rouge, pelouses tondues, gymnase, dortoirs et clocher, avec un traitement de couleur qui change à chaque trimestre, verts d'automne puis neige puis floraison. Chaque clique porte son uniforme, blazers des riches, vestes de cuir des voyous, blouses des intellos, et l'appartenance sociale se lit d'un seul regard dans la cour.
Shawn Lee écrit une bande-son de film d'aventure pour enfants : guitares surf, orgues, flûtes et percussions bricolées qui évoquent autant les serials des années 60 que la fanfare d'une école. Les thèmes changent selon la clique poursuivante, et l'école possède son propre hymne, entendu aux assemblées, qui revient déformé dans les moments où Jimmy s'y sent le moins à sa place.
Le récit suit une année scolaire complète, découpée en trimestres, et raconte comment un garçon de quinze ans conquiert une école en jouant les cliques les unes contre les autres. Rockstar y déplace sa satire habituelle vers un terrain plus tendre : le vrai sujet est l'abandon, un beau-père qui se débarrasse de l'enfant, et la loyauté trouvée chez ceux que personne d'autre ne défend.
Bully, version japonaise de l'aventure à monde ouvert de Rockstar sur les frasques d'un collégien dans un pensionnat, presse locale d'un titre au ton singulier. Plus difficile à trouver que les éditions occidentales, elle attire qui collectionne Rockstar à sa source, dans son habillage japonais. Sa désirabilité tient à cette provenance régionale plus rare et à l'aura d'un jeu à part plus qu'à une simple disponibilité, dans une niche d'amateurs.
Une morale discutable
Se glisser dans la peau d'un garnement d'internat autorise lance-pierres, pétards et bagarres de cour de récré sous couvert de survie scolaire. Le jeu joue la carte de la rébellion bon enfant, mais l'essentiel des journées se passe à semer le chaos parmi élèves et professeurs. On accepte ce petit programme de délinquance juvénile avec la complicité amusée d'un cancre nostalgique.
Faut-il encore jouer à Bully en 2026 ?
Sorti en 2008 sur Xbox 360, Bully de Rockstar transpose la formule du monde ouvert dans un pensionnat, et ce décalage donne un jeu plein de mordant. Incarner Jimmy Hopkins entre cours à suivre, cliques à affronter et farces à orchestrer reste un terrain de jeu malin et drôle, loin de la violence des Grand Theft Auto. L'écriture mordante et la satire de l'adolescence portent l'aventure. Les mécaniques de combat et de déplacement ont un peu vieilli. Mais le charme et l'inventivité demeurent. Pour les amateurs de monde ouvert narratif et les curieux du catalogue Rockstar, ce titre singulier vaut encore le détour.