Ubisoft Reflections livre un Driver presque surnaturel où Tanner saute d'un corps de conducteur à l'autre en pleine course-poursuite. La présentation pulpe est délicieuse, San Francisco vibre et l'humour de la mise en scène fait tout pardonner.
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Catégorie
Course1 joueur16+
Description
Jeu d'action en monde ouvert développé par Reflections et édité par Ubisoft. Le détective Tanner possède temporairement n'importe quel conducteur de San Francisco pour traquer un criminel grâce à une capacité de déplacement fantôme. Mécanique de déplacement de conscience unique permettant de switcher instantanément entre des dizaines de conducteurs depuis une vue aérienne, poursuites automobiles spectaculaires et narration cinématique. Mécaniques originales dans un San Francisco reconstitué.
Test de Driver - San Francisco
4/5
Dir. artistique
★★★★★
"Marquante"
4/5
Musique
★★★★★
"Excellente"
4/5
Scénario
★★★★★
"Captivant"
Reflections met en scène le pouvoir du héros par un mouvement de caméra : le Shift décolle du pare-brise, monte au-dessus de la ville en une seule prise, puis replonge dans un autre véhicule sans coupure. San Francisco est modelée pour ce va-et-vient vertical, collines qui offrent des tremplins, brume basse sur la baie, et l'esthétique de série policière des années 70 fait le reste, chromes et flancs blancs compris.
La sélection assume le film de poursuite : funk à cuivres, soul et rock des années 70 qui donnent aux rues pentues leur cadence de série policière, complétés de morceaux plus récents pour les épreuves nerveuses. La musique change avec le conducteur possédé, chaque autoradio ayant ses goûts, si bien que sauter d'un corps à l'autre revient aussi à changer de station.
L'astuce narrative est un aveu différé : Tanner, dans le coma après l'accident de la première scène, rêve la ville entière, et son pouvoir de possession n'est que la logique d'un esprit endormi. Le jeu sème les indices dans les dialogues des conducteurs empruntés, voix de médecins et bribes de radio, jusqu'à une révélation qui relit tout ce qui précède. Peu de jeux de course osent une construction de cette nature.
Édition européenne (PAL) de la course-action de Reflections, Driver San Francisco renoue avec la conduite cinématographique de la série et introduit le Shift, le pouvoir de passer instantanément d'un véhicule à l'autre. Répandu en Europe, son intérêt tient à ce concept singulier et au retour réussi d'une licence aimée plus qu'à une rareté. Une pièce appréciée des amateurs de course arcade narrative.
Faut-il encore jouer à Driver - San Francisco en 2026 ?
Sorti en 2011 sur Xbox 360, Driver San Francisco d'Ubisoft Reflections relance la série de course poursuite avec une idée folle et brillante, le Shift, qui permet de se téléporter instantanément dans n'importe quel véhicule de la ville. Ce pouvoir, justifié par un scénario onirique, transforme chaque poursuite en ballet stratégique où l'on peut provoquer des collisions de front. La sensation de conduite arcade, lestée et jouissive, rend hommage aux films des années soixante dix. La proposition reste légère sur certains aspects. Mais l'inventivité est totale. Pour les amateurs de course arcade originale, ce titre singulier conserve un charme rare.