Description
Des aventuriers descendent dans un donjon truffé d'armes vivantes pour trouver l'arme qui efface le passé. Édité par Devolver Digital, sorti mondialement en 2017. Esquive roulée face à des nuées de projectiles, arsenal délirant, salles générées et coopération à deux.
Test de Enter the Gungeon
3/5
Dir. artistique
★★★★★
Rouler pour esquiver au bon centième de seconde devient vite une seconde nature, et de là naît une boucle qui pardonne peu mais récompense énormément. L'arsenal absurde, la génération de salles et les synergies entre armes nourrissent un tir nerveux d'une lisibilité parfaite. L'exigence rebutera l'occasionnel, mais le sens du rythme et la coopération à deux n'ont rien perdu de leur mordant.
Tirer, rouler, esquiver dans une pluie de balles devient un ballet survolté où le moindre flingue surprend par son absurdité jubilatoire. Chaque descente se réinvente grâce au roguelike, et à deux le chaos atteint son sommet. La précision de l'esquive et l'imagination débridée de l'arsenal entretiennent une tension joyeuse qui pousse à relancer encore une partie.
Chaque descente dans le donjon recompose les salles, les ennemis et le butin, transformant la mort en simple invitation à recommencer plus malin. On débloque peu à peu armes farfelues, raccourcis et personnages, et l'esquive au millimètre récompense chaque progrès de skill. La promesse d'un nouvel objet jamais vu relance immédiatement. Le bullet hell exigeant reste grisant aujourd'hui ; reste que la boucle « run après run » peut virer au farm de débloquables sur la longueur.