Le Zelda Game Boy, et l'un des plus grands jeux jamais sortis. Link naufragé sur Koholint, huit donjons, écriture onirique qui hante. Maîtrise du level-design parfaite, OST gravée dans la mémoire collective. Plus court qu'un Zelda console mais d'une élégance absolue. Indispensable, point final.
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Catégorie
Action-aventure1 joueur7+
Description
Jeu d'aventure Zelda avec Link naufragé sur l'île de Koholint cherchant à réveiller l'Oiseau du Vent pour rentrer chez lui. Édité par Nintendo, sorti en 1993 en Europe et aux États-Unis. Exploration en vue de dessus, huit donjons, interactions avec les personnages de l'île, humour discret et fin mémorable.
Test de Legend of Zelda, The - Link's Awakening
MAX
Dir. artistique
★★★★★
"Iconique"
MAX
Musique
★★★★★
"Légendaire"
4/5
Scénario
★★★★★
"Captivant"
Sur une simple palette de gris, l'île de Koholint déborde de vie : villages animés, plages ensoleillées et donjons aux ambiances bien distinctes. Le soin des sprites et l'expressivité des habitants transcendent les limites du support. Cette densité graphique, pleine de charme onirique, reste un sommet du portable monochrome.
Au cœur du rêve de Cocolint, la « Ballade du Poisson-Rêve » tisse un fil mélodique d'une beauté poignante, repris d'un bout à l'autre de l'aventure. Les thèmes de Koji Kondo et son équipe transcendent les limites de la Game Boy avec une émotion rare. Cette magie sonore demeure inoubliable pour qui a parcouru l'île.
Gameplay
"Magistral"
Explorer l'île de Koholint, c'est dérouler un enchevêtrement de donjons et d'énigmes d'une cohérence rare pour une portable. Chaque objet débloque de nouveaux passages et l'agencement du monde récompense la curiosité à chaque pas. La maniabilité reste limpide, le rythme impeccable : peu d'aventures 2D vieillissent aussi bien, et celle-ci se savoure encore d'une traite.
Fun
"Dès les 1ères minutes"
Addiction
"Obsédant"
Explorer Cocolint, résoudre un donjon puis dénicher l'objet qui ouvre la zone suivante installe une boucle d'aventure d'une fluidité remarquable. Coquillages à collectionner, secrets disséminés et énigmes imbriquées donnent toujours une raison de pousser un peu plus loin. Dense et tendre, cette odyssée portable garde un pouvoir d'attraction que peu de jeux égalent encore.
Difficulté
"Équilibrée"
Durée de vie
"Longue"
Infos techniques
💾0,28 Mo📅06/08/1993
Édité par Nintendo
Prix, côte & rareté de Legend of Zelda, The - Link's Awakening (Game Boy)
Tirage PAL paneuropéen du premier Zelda portable de 1993, antérieur à la révision DX en couleur. Cette édition européenne se distingue par sa notice multilingue et son boîtage cartonné continental, diffusés sur un parc Game Boy plus restreint que l'Amérique du Nord. Pierre fondatrice de l'aventure portable que prolongeront Link's Awakening DX puis le remake Switch, elle reste une cible majeure pour qui veut ancrer sa collection sur la toute première itération nomade de la série.
Des boss mémorables
Loin d'Hyrule, l'île de Cocolint cache des Cauchemars gardiens de chaque donjon, du ver Moldorm à l'anguille géante, chacun vaincu grâce à l'objet trouvé sur place. L'affrontement final, où l'ennemi emprunte plusieurs formes mythiques, couronne une aventure douce-amère. Inventivité des patterns et mélancolie ambiante donnent à ces duels une place à part dans la mémoire portable.
Une jaquette culte
Link, épée au clair sur une plage balayée par les embruns, le regard tourné vers un horizon où veille l'œuf du Poisson-Rêve : l'illustration peinte installe d'emblée le mystère insulaire et la mélancolie du rêve. Les teintes douces et la composition contemplative tranchent avec l'action et donnent envie de percer le secret de Cocolint. Toujours aussi envoûtante.
Faut-il encore jouer à Legend of Zelda, The - Link's Awakening en 2026 ?
Link's Awakening reste l'un des plus grands jeux jamais conçus pour une console portable, et le temps n'a fait qu'en confirmer le statut. Naufragé sur l'île de Koholint, Link parcourt huit donjons d'un onirisme assumé, soutenus par une écriture qui surprend encore et une bande-son gravée dans la mémoire collective. Le level-design est d'une précision rare, l'inventaire devient un instrument et la fin laisse un sillage durable. Plus court qu'un Zelda console mais d'une élégance absolue, c'est un titre indispensable pour quiconque s'intéresse au jeu d'aventure, dans toutes ses époques.